Chronique : Fleurs d’Oko #PLIB2022

Bonjour mes lecteurs ! Aujourd’hui, je vous parle de Fleurs d’Oko de Laeticia Danaé publié chez Snag et finaliste du #PLIB2022

Résumé éditeur : À Sangaré, la magie, réservée aux hommes, se déploie en de multiples couleurs. Mais petite Oko est spéciale. Elle parle le Langage des fleurs.
Lorsque le murmure des griottes annonce la venue du puissant Soumaoro, envoûteur du royaume en quête d’un aspirant prêt à lui succéder, Oko prend sa décision. Elle quitte tout pour assouvir son besoin d’aventure et de reconnaissance.
Alors qu’aux portes de la capitale, la Brousse menace d’étendre son fléau, dans les dédales du palais d’Ivoire, Oko découvre un tout autre monde. Celui de la magie, telle qu’elle ne l’a jamais expérimentée, mais aussi les intrigues de la cour, les ruses et les coups bas. À qui peut-elle se fier ? Qui redouter ? Tant de questions, si peu de réponses. La concurrence est rude et les embûches parsèment le chemin de la jeune aspirante.
Et à travers ses épreuves, petite Oko deviendra grande

Cette fois-ci, nous sommes propulsés dans un univers de magie qui m’a quelque peu rappelé Akata Witch dans les grandes lignes. En effet, j’ai plutôt bien accroché à ce monde teinté de magies et d’ombres qui fait la toile de fond du roman. Bien sûr, il ne s’agit pas de la seule caractéristique de cette histoire : un décor de cour royale et d’école viennent ajouter du piment. Même si ce mélange peut être étonnant, j’ai trouvé que de concilier ces deux idées était faite de manière optimale : deux monde bien séparés, mais relativement poreux, notamment pour notre héroïne, ce qui vient pimenter cette histoire. 

Cette histoire est unique elle aussi en son genre. D’abord, on découvre rapidement le passé, qui reste certes assez flou, de l’héroïne. Ensuite se développe la réelle histoire de la jeune fille d’abord du côté de ses études puis du côté de la cour royale. J’ai vraiment bien aimé la façon dont les deux dimensions s’entrelacent afin de créer une logique et une continuité dans l’enseignement et dans l’entraînement afin de devenir la prochaine envoûteuse du royaume. Cette histoire est donc ponctuée de nombreuses actions et révélations qui permettent au lecteur de parfaitement s’immerger dans l’histoire, la rendant à certains moment presque frénétique, contrebalançants les moments les plus longs.

Grâce à notre connaissance précoce du passé de l’héroïne, le lecteur arrive parfaitement à la cerner, la comprendre et s’y identifier. Et c’est ce qui fait la force du roman, ce qui donne envie au lecteur de poursuivre sa découverte. Avec elle on rencontre peu à peu d’autres personnages secondaires : certains très chaleureux, d’autres plus distants, mais tous plus intrigants les uns que les autres. De ce fait, l’autrice a créé une belle diversité, ce qui permet au lecteur de parfaitement se rendre compte et s’attacher aux personnages ou tout du moins à certaines de leurs facettes les plus touchantes. 

Je trouve qu’encore une fois, la plume de l’autrice est vraiment très bonne. Je l’avais découvert avec Que la mort soit douce, et je ne me lasse pas de la lire. En effet, je trouve qu’elle est vraiment douée pour mettre en exergue les croyances et les caractéristiques rattachées à un pays ou un peuple et pour les mettre en scène dans des histoires qui dénotent par leur originalité. En plus de cela, elle aborde des sujets absolument essentiels d’une façon très délicate et discrète mais qui prend tout de même de l’importance, presque sans qu’on l’aperçoive (et puis le féminisme >>>>)

Bref, une histoire pleine de magie aux senteurs de l’Afrique. 

#ISBN9782490151264

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