Divers : Rencontre avec Adrien Tomas

Bonjour mes lecteurs ! Aujourd’hui, je vous parle de la fois où j’ai rencontré Adrien Tomas grâce à Babelio a l’occasion de la sortie de Dragons et Mécanismes. Cette fois-ci, je ne peux pas vous à garantir du 100% sans spoil (je suis obligée d’être un peu précise) mais je vais tout faire pour ne pas empiéter sur les éléments majeurs de l’histoire.


La rencontre s’est déroulée via le site Zoom le mardi 16 mars 2021. Bon d’accord, c’est un peu tard pour vous faire la reprise de cette soirée, mais j’ai été un peu débordée depuis, et j’avais surtout d’autres priorités.

Avant cette soirée, j’avais reçu un petit mail pour me préparer avec le lien et des suggestions pour se préparer : les grands points sur ce que j’ai pensé du roman mais aussi plusieurs questions pour l’auteur. Du coup, j’ai relu ma chronique et j’ai repensé à ma lecture pour préparer mes questions. Je voulais qu’elles restent assez générales pour plutôt rebondir sur ce qui sera dit à ce moment là : les inspirations du roman, sa raison d’exister et son origine, le processus d’écriture, la couverture et les personnages. Comme un peu tout a été abordé, je vais reprendre les différentes questions avec les réponses qui correspondent 😉

Comment s’est prise la décision d’écrire une suite à Engrenages et Sortilèges ?

En réalité, l’auteur était partant pour écrire une suite directe, une histoire remettant en scène Grise et Cyrus et se déroulant 6 mois après les événements du premier tome. Surtout qu’après avoir rédigé son roman, il a toujours une petite idée d’une possible suite pour le roman. Mais l’éditeur n’a pas demandé de suite directe, donc tant pis pour nous. En revanche, il voulait vraiment bâtir un monde commun avec les deux livres et Vaisseaux d’Arcanes (son dernier né qui était dans la présélection du PLIB !)

Les éditeurs avaient déjà une vague idée de ce qu’ils voulaient retrouver dans le roman lorsqu’ils l’ont contacté, mais ils ont pu s’accorder sur les thématiques abordées. A part cela, il avait plus ou moins carte blanche pour son roman. Même si c’est un roman compagnon, il n’est que très peu influencé par les avis publiés sur son écriture, mais adapte tout de même sa manière de créer.

Comment le roman a-t-il été préparé ?

Dans un premier temps, lors de la prise de décision d’écrire ce roman, l’auteur n’avait qu’une vague idée du cadre qu’il voulait travailler : uniquement une vaste forêt. Par la suite, le cadre s’est précisé au fur et à mesure de la réflexion : par exemple, la Xamorée est inspirée de la période de travail qu’il a fait avec les reptiles (ce qui justifie aussi l’existence du peuple des dragons, qui ne sont pas considérés comme des animaux pour changer)

L’inspiration pour la toponymie des lieux qui sont vraiment originaux est un thème qui a aussi été abordé et est vraiment sympa à découvrir. Du coup, on peut faire comme un voyage en Afrique (certains lieux sont inspirés des langues africaines) ou dans le temps (certains autres viennent dès anciens noms de rues). En règle générale, il essaie de choisir des mots et des noms qui donnent agréablement à l’oreille.

Pour rédiger cette histoire, Adrien Tomas n’a qu’une vague idée de l’intrigue qu’il veut explorer. Il préfère se laisser porter à partir des personnages et de la situation d’ouverture décrite fermement. De plus, l’auteur a mis en place une règle simple pour ses univers fantasy et fantastique : la magie doit être limitée. Le cas échéant, les grands dangers sont écartés bien trop facilement. De ce fait, l’idée de limiter la magie par l’utilisation d’un minerai rare qui remet de créer une tension et une source de dispute avec le côté mécanique de l’univers.

Après 7 mois consacrés uniquement à l’écriture et 2 mois de correction du 1er jet, le livre a été présenté à l’éditeur. Il y a eu une recherche de sensitivity reader, notamment par rapport au personnage de Dague et à ce qu’il subit, mais cette recherche n’a pas abouti, car il a été trop long à trouver par rapport à la date de sortie du roman.

La véritable mission d’un romancier, c’est de poser des questions qui font écho avec ce qui se passe dans la société

Adrien Tomas

Lorsqu’il rédige ses romans, Adrien Tomas aime s’approprier et détourner les différents clichés, histoire d’apporter du piment. De ce fait, il aime poser des questions et soulever des problématiques qui font écho à notre société : il faut alors réfléchir ses lecteurs par eux-mêmes, sans leur imposer son avis personnel.

Que faites-vous pour rédiger un récit aussi bien ?

Tout d’abord, et ça peut paraître bête, mais le roman doit avoir une bonne tête. Et ce visuel ne passe pas uniquement par la couverture (illustrée par Noémie Chevalier qui souhaite le lire entièrement d’abord) mais aussi par le texte. Le dynamisme passe aussi par l’agencement entre les dialogues et les descriptions. Le côté aéré qu’il apporte possède sans nul doute plus d’attrait qu’un gros bloc de descriptions interminables.

A côté de ça, c’est l’humour qui apporte aussi de l’attrait au roman. Pour Adrien Tomas, il s’agit d’un outil utilisé sur le moment et réfléchi pendant la rédaction mais pas du tout planifié. C’est pour ça qu’il préfère mettre en scène un duo de personnages : ils peuvent ainsi s’envoyer des vannes et multiplier les points de vue afin d’avoir une histoire complète. D’un autre côté, ils se complètent vraiment bien, comme les deux faces d’une même pièce. Par exemple, Mira qui est dotée d’une intelligence théorique est mise en opposition et en relation avec Dague qui possède plus une intelligence pratique. Par le biais de quelques scènes biens trouvées, cette relation permet d’illustrer la différence concrète entre la théorie et la pratique et de mettre en valeur les points forts à les associer.

J’ai voulu sortir des univers classiques médiévaux et européens de la fantasy pour avoir des personnages à la peau noire.

Adrien Tomas

En parlant des personnages, qu’est ce qui vous a le plus marqué quand vous les avez créés ?

Lorsqu’il met en place les personnages de ses romans, Adrien Tomas veut vraiment mettre en place une diversité important, sans que cela prenne trop de place dans l’histoire. Du coup, il y a pas mal de variété, et ça fait plaisir !

J’ai à cœur de représenter la diversité dans les personnages, pour que tous les lecteurs trouvent à s’identifier.

Adrien Tomas

C’est la personnalité de Cuthbert, le mini dragon, qui a été le plus amusant à écrire. Même s’il peut faire penser à Mushu dans Mulan il n’en est pas directement inspiré, même si c’est vrai qu’en y repensant, il y a quelques similarités. D’un autre côté, celui qui a été le plus difficile à donner vie, c’est probablement Dague, notamment à cause de la proximité de sa personnalité avec celle de l’auteur, tout en étant éloignée.

Enfin, il nous a parlé du personnage de Kimba, qui avait déjà été créé précédemment pour un texte publié dans une anthologie publiée chez Memnos. De ce fait, certains ont pu la retrouver quelques (dizaines) d’années plus tard.


Et voilà plus ou moins ce qui a pu se passer lors de cette rencontre ! On s’est ensuite quittés sur l’idée séduisante d’une adaptation selon lui et sur la marque de son stylo fétiche (un water l’an).

Bref, j’ai été ravie de participer à cette rencontre et je referais l’expérience avec plaisir (même si j’étais un chouïa stressée quand même). Après ça, j’ai vraiment eu envie de découvrir les autres romans de l’auteur !

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