Chronique : Le Club des Érudits Hallucinés

Bonjour mes lecteurs ! Aujourd’hui, je vous parle d’un roman steampunk assez sympa Le Club des Érudits Hallucinés de Marie Lucie Bougon, publié aux éditions du Chat Noir.

Résumé éditeur : Quand la jeune Eugénia trouve refuge dans la maison du professeur Brussière, physicien en retraite dirigeant un petit cercle d’érudits, elle ne révèle pas immédiatement son extraordinaire nature : elle n’est pourtant autre que l’andréïde, la première femme artificielle, prodige d’une mystérieuse technologie décrite par Villiers de l’Isle-Adam dans L’Ève future. Avec l’aide du professeur et des membres du cénacle, un étudiant passionné, un dandy mélomane, un aventurier aguerri et une voyante excentrique, Eugénia part en quête des secrets de sa conception, car une question obsessionnelle occupe son esprit : une machine peut-elle posséder une âme ?

« Félicie ! Le petit déjeuner s’il vous plait. » s’écria Monsieur d’Orlille en agitant doucement la petite clochette de bronze qui se trouvait sur son secrétaire.

Marie Lucie Bougon

Quand il est sorti l’an dernier, j’ai tout de suite été très tentée par la couverture qui sort de l’ordinaire et surtout par le résumé qui promettait gros (et qui sortait lui-aussi de l’ordinaire), mais j’ai mis un peu de temps avant de sauter le pas (plus d’un an !)

J’ai trouvé l’univers décrit assez sympa : dès la lecture de la nouvelle introductive, on plonge dans un monde passé, empreint d’une volonté de progrès par les nouvelles technologies qui l’illustrent parfaitement. Dans cette Europe du XIXe siècle parfaitement bien retranscrite, que ce soit dans la nouvelle ou dans le récit tout entier. En plus de son ancrage à cette période, l’univers possède quelques détails irréels propre au livre, mais la majorité des éléments sont exacts, historiquement parlant, ce qui est franchement super.

Un autre éléments qui met parfaitement dans le bain de l’époque narrative, c’est la plume de l’auteure. Que ce soit dans les phases de narration ou dans les lettres qui s’intercalent entre ces dernières, on retrouve parfaitement le ton que l’on lire dans les textes de l’époque, ou même que l’on peut imaginer dans les conversations. Certes, on peut le trouver trop lourd par moment, mais selon moi, il s’accorde à merveille avec l’atmosphère et le style du récit, car il s’adapte aux différentes péripéties.

Cette histoire est d’ailleurs très bien agencée, d’une façon assez unique : après la nouvelle d’introduction, on intercale les phases de récit pur avec des notes, des articles ou des lettres, permettant de suivre l’avancée des différents personnages pendant le récit. Je trouve que ce fonctionnement est assez original et apporte un vrai plus au récit : en changeant de forme, on rythme le récit et on l’accélère. L’histoire s’en trouve boostée d’un coup et sort de la monotonie que l’on peut percevoir malgré un début vraiment intriguant. De ce fait, on va de surprises en surprises qui mettent les personnages à l’épreuve pour arriver à un final très étonnant.

En parlant de personnages, je les trouve franchement exceptionnels. D’abord, tout dans leur attitude fait rentrer les membres du club dans leur époque mais ils sortent quand même beaucoup du lot leur permettant de ressortir de la masse populaire que l’on rencontre ponctuellement. De plus, chaque membre possède un caractère propre qui le différentie parfaitement des autres membres mais qui enrichi également le récit. De ce fait, leurs relations n’en sont que plus enfoncée et plus uniques, pleine de peps et de bons mots.

Bref, un roman steampunk très intéressant et profond

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