Bonjour mes Lecteurs ! Aujourd’hui, je vous parle de SaintJean-le-Macchabée de Vincent Ferrique publié chez les éditions du Saule (merci à eux pour l’envoi !)

Résumé éditeur : Jean se réveille dans un cercueil la veille de sa crémation. Il est vivant et pourtant son décès a été formellement déclaré !
La situation est inédite et inexpliquée. Doit-on le déclarer mort alors qu’il parle, boit et rit avec sa femme et ses amis, ou vivant alors que son corps est froid et son cœur à l’arrêt ?
Tandis que chacun y va de son point de vue, Jean profite de sa « nouvelle vie » pour réaliser ce qu’il n’avait pas jugé opportun de son vivant.

Jean ressuscita en cette belle aube de juin.

Vincent FERRIQUE

Ce que j’ai vraiment aimé dans ce livre, c’est la plume incroyable de l’auteur. En partant d’une idée un peu folle, mais qui promet beaucoup, l’auteur montre toute l’étendue de sa plume et de son humour, absolument omniprésent dans les pensées et les paroles de Jean, le personnage principal. Mêlant un assez beau phrasé et un langage plus courant (voire familier à certains moments), on ne doute pas que ce livre n’est pas fait pour réfléchir, mais plutôt pour rire. Mais détrompez vous !

Plus vivant que jamais dans sa mort, le personnage de Jean, son existence même, implique de nombreux débats théologiques et scientifiques (qui pour une fois ne sont pas l’un contre l’autre) assez intéressants ! Ces derniers sont assez épisodiques mais apportent une véritable profondeur au récit, ainsi que des éléments intéressants en matière de physique quantique notamment (coucou le chat de Schrödinger poussé à l’extrême), et ça fait plaisir.

Quant au personnage lui même, Jean est assez attachant. Loin d’être un héros ou un anti héros, il s’agit simplement d’un passant qui a eu un peu plus de chance que les autres lors de sa mort, et depuis, il improvise. Il incarne vraiment bien l’humanité dans son entièreté, mais d’une façon assez simple. Ses relations avec les personnages, heureusement fluctuantes, rentrent parfaitement dans cette définition de l’humanité : disputes, relations tendues, amour, compréhension, ouverture au monde, tout est présent !

Parce qu’il faut trouver une petite bête (et celle là est vraiment toute petite) selon moi, le point faible de ce livre, c’est malheureusement son histoire et l’enchaînement des péripéties. Certes le début du roman est assez dynamique : on rencontre tout le monde, on voit les réactions diverses, etc. Mais rapidement, le soufflet retombe, j’avais l’impression de relire encore et encore la même chose, sans que cela apporte grand chose au récit. Heureusement, le récit reprend plusieurs petits coups qui permettent de dynamiser tout ça, mais le récit reste, à mon sens un peu trop plat.

Bref, un roman drôle et sympa, sans prise de tête !

Une réflexion sur “Chronique : Saint-Jean-le-Macchabée

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