En cette fin Janvier, la Nouvelle-Angleterre était parée d’un manteau de neige tout neuf alors que je m’engageais sur la passerelle qui me conduisait à terre.

William Ritter

Abigail a son destin d’entièrement tracé depuis bien longtemps. Membre du pensionnat de jeunes filles huppée, ses parents (et principalement sa mère) la voient déjà comme une vraie Lady, épouse d’un riche aristocrate et mère de nombreux enfants. Mais Abigail n’est pas vraiment de cet avis : elle qui ne rêve que d’aventures, cette vie bien rangée en tant que mère et épouse est bien loin de ses aspirations profondes qu’elle n’a jamais réussi à avouer à ses parents. Mais un jour, elle craque : en s’enfuyant du pensionnat, elle dit adieu aux rêves et espoirs de ses parents mais aussi à sa nouvelle vie pleine d’aventures ! Après avoir voyagé longtemps en Angleterre et sur le continent, visité des fouilles archéologiques (sa grande passion), elle décide de trouver un travail et de tenter sa chance en Amérique, monde de tous les possibles. Mais à son arrivée après un voyage assez éprouvant, elle s’arrête dans une auberge et fait la rencontre d’un homme assez insolite : afin de prendre contact avec elle, il lui indique la présence de petits êtres quasiment invisibles sur sa casquette sur la base d’infimes détails. Elle oublie rapidement cet énergumène et se présente le lendemain à la porte d’un inconnu à la recherche d’une nouvelle assistante. Aussitôt arrivée, elle reconnait immédiatement l’inconnu de la veille qui l’entraine dans un meurtre plutôt sanglant dont le meurtier ne serait pas complètement humain…

Ce livre est, par l’emploi de ses thèmes et des genres qu’il regroupe, absolument unique, je n’en ai jamais entendu parlé d’un autre ouvrage de cet ordre là (et croyez moi, je connaîs pas mal de livres, on peut même dire beaucoup) D’ailleurs, l’histoire illustre parfaitement ce caractère unique et lui fait une belle promotion : elle est complètement addictive et trépidante ! Pour peu que le lecteur s’attache au récit et veuille continuer (car oui, c’est je crois le point faible de ce livre : soit on adore, soit on déteste, pas de demie mesure), il n’est pas prêt de le lâcher. Les événements s’enchaînent assez rapidement sous la plume de l’auteur, absolument unique et prennent le lecteur en otage pour ne le relâcher qu’à la fin du récit, au moment où il a développé le syndrome de Stockholm et où il a absolument besoin de connaître la suite (oui, j’ai utilisé une métaphore. Et j’en suis fière. Je me la joue comme mon prof d’antique (un homme exceptionnel)) le récit est addictif et ce sentiment est complètement renforcé par la plume de l’auteur qui donne vie à des personnages incroyables, notamment le duo principal. Les deux héros de ce livre et leur relation, c’est vraiment le joyau de cette série en devenir, car ils sont radicalement différents l’un de l’autre. D’un côté, nous avons la candide Abi, une Anglaise en rêve d’aventures, de l’autre, le quelque peu taciturne Jackaby dont on ne sait pas grand-chose, même pas son véritable nom. Comme Abigail est la narratrice de l’histoire, écrivant sous les ordres de son employeur, on s’attache plus à elle, mais on s’y identifie également plus facilement : le lecteur sait beaucoup de choses sur elle, comme son passé, mais il découvre le nouveau monde caché, celui que côtoie Jackaby depuis toujours, en même temps qu’elle. Avec elle, il s’émerveille et s’étonne, sourit et s’attend au pire.

Bref, un roman policier encré dans le mystère et le fantastique


4 réflexions sur “Chronique : Jackaby T1

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